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La Tour Japonaise, à Bruxelles

L'automobiliste qui rentre dans Bruxelles via l'avenue Van Praet passe inévitablement devant ce joyau de la couronne, d'un rouge éclatant.

La Tour Japonaise resplendit comme jamais auparavant. Ce monument d'exotisme semble avoir été trempé dans une belle teinture rouge pivoine. C'est le résultat d'une rénovation qui aura duré huit mois et mobilisé une douzaine de peintres professionnels sur un échafaudage de 30 m. Des centaines de litres de laque Rubbol ont été utilisés pour le projet.

Avant d'entamer les travaux de peinture, il a fallu démonter les figures d'oiseaux, les têtes de dragons et d'autres décorations, soit au total 52 éléments décoratifs en métal et 32 sculptures en bois. Tous ces éléments ont été stockés en sécurité. Le montage de l'échafaudage a débuté début juillet, avec tout d'abord une structure verticale de 30 m tout autour de la tour et ensuite des plates-formes en porte-à-faux à chaque niveau

L'examen a révélé que l'ancienne couche de peinture contenait du plomb. Il était donc exclu de procéder par sablage, qui aurait été trop polluant et préjudiciable à la santé des ouvriers. Il n'y avait donc pas d'autre possibilité que d'éliminer la peinture avec un produit décapant puissant. Ce produit a été appliqué en couche épaisse pour que toute la peinture se détache en une fois, révélant le superbe bois de pin rouge. La réaction chimique de décapage a été arrêtée par la suite en traitant l'ensemble de la tour au vinaigre. L'ancien mastic a été retiré et les fissures et les fentes ont été colmatées à nouveau avec Sikkens Componex WR (une pâte de réparation du bois à deux composants). Les pièces de bois vermoulues ont été remplacées.

Une protection durable a été obtenue grâce à un système classique à trois couches à faible taux de solvant. Toutes les couches (y compris la couche de fond) ont été au préalable colorées en rouge et appliquées au pistolet. Cela permettait d'atteindre tous les coins et recoins des boiseries et d'obtenir un résultat parfaitement couvrant. La couche de fond et les deux couches de finition ont bénéficié d'une teinture légèrement différente. Il était ainsi plus facile pour les peintres de contrôler le travail à l'œil nu.